Archives pour la catégorie Challenges

Billet récapitulatif du challenge Hitchcock

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Avant le début du challenge, l’engouement pour Hitchcock était déjà présent sur la toile :

-Les 39 marches chez Miss Leo

-Rétrospective Alfred Hitchcock à l’Institut Lumière de Lyon chez Le chat masqué

Depuis le début du challenge le 20 mars 2012 :

-Les oiseaux de Daphné du Maurier chez Sabbio

-Psychose ici-même

-Fenêtre sur cour chez Miss Léo

 -La mort aux trousses chez Céline

-Les 39 marches de John Buchan chez Cryssilda et ici-même

-Les 39 marches ici-même

 

Vous pouvez laisser les liens vers vos billets ici dans les commentaires.

 

Challenge Alfred Hitchcock

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Amoureux du suspens, de l’humour noir, du cinéma américain classique, des couples d’acteurs qui font rêver, ce challenge Alfred Hitchcock est fait pour vous. Sabbio et moi vous proposons de vous replonger dans l’univers de cet immense cinéaste qui allie le sens de l’intrigue et du cadrage à la perfection.

Le principe est simple : voir en 1 an le plus possible de films  ! Pour vous aider à faire votre choix, voici la fimographie complète de ce cher Alfred (certains films de sa période anglaise sont difficiles à trouver) :

 Filmographie

  •  The pleasure garden (1926)
  • The mountain eagle (1926)
  •  Les cheveux d’or – The lodger (1926)
  •  Downhill (1926)
  •  Le passé ne meurt pas – Easy virtue (1927)
  • Le masque de cuir – The ring (1927)
  • Laquelle des trois ? (1928)
  • A l’américaine – Champagne (1928)
  • The Manxman (1929)
  • Chantage – Blackmail (1929)
  • Junon et le paon – Juno and the paycock (1929)
  • Elstree calling (1930)
  • Meurtre – Murder (1930)
  • The skin game (1931)
  • A l’est de Shanghai – Rich and strange (1931)
  • Numéro dix-sept – Number seventeen (1932)
  • Le chant du Danube – Waltzes from Vienna
  • L’homme qui en savait trop – The man who knew too much
    (1ère version) (1934)
  • Les trente neuf marches – The thirty nine steps (1935)
  • Quatre de l’espionnage – Secret agent (1936)
  • Agent secret – Sabotage (1936)
  • Jeune et innocent – Young and innocent (1937)
  • Une femme disparaît – The lady vanishes (1938)
  • L’auberge de la Jamaïque – Jamaïca Inn (1939)
  • Rebecca (1940)
  • Correspondant dix sept – Foreign correspondant (1940)
  • Joies matrimoniales – Mr and Mrs Smith (1941)
  • Soupçons – Suspicion (1941)
  • Cinquième colonne – Saboteur (1942)
  • L’ombre d’un doute – Shadow of a doubt (1943)
  • Lifeboat (1944)
  • Aventure Malgache (1944)
  • Bon voyage (1944)
  • La maison du Docteur Edwardes – Spellbound (1945)
  • Les enchaînés – Notorious (1946)
  • Le procès Paradine – The Paradine case (1948)
  • La corde – Rope (1948)
  • Les amants du Capricorne – Under Capricorn (1949)
  • Le grand alibi – Stage fright (1950)
  • L’inconnu du Nord-Express – Strangers on a train (1951) 
  •  La loi du silence – I confess (1953) 
  •  Le crime était presque parfait – Dial M for murder (1954) 
  •  Fenêtre sur cour – Rear window (1954) 
  •  La main au collet – To catch a thief (1955) 
  •  Mais qui a tué Harry ? – The trouble with Harry (1955) 
  •  L’homme qui en savait trop – The man who knew too much
    (2ème version) (1956) 
  •  Le faux coupable – The wrong man (1957) 
  •  Sueurs froides – Vertigo (1958)
  • La mort aux trousses – North by Northwest (1959) 
  •  Psychose – Psycho (1960) 
  •  Les oiseaux – The birds (1963) 
  •  Pas de printemps pour Marnie – Marnie (1964) 
  •  Le rideau déchiré – Torn Curtain (1966) 
  •  L’étau – Topaz (1969) 
  •  Frenzy (1972)
  • Complot de famille – Family plot (1976)

 

Nos blogs étant avant tout littéraires et Hitchcock ayant un goût très prononcé pour les adaptations, nous vous proposons la liste des ouvrages les plus importants dont il s’est inspiré. Certains ne sont disponibles qu’en occasion ou dans les bibliothèques. « Hitch au fil des pages » s’adresse à ceux qui veulent pousser le challenge plus loin et veulent s’amuser à comparer le livre et l’adaptation.

Hitch au fil des pages

  • Les romans qui ont inspiré Hitchcock  aux éditions du Masque en 3 volumes
  • Rebecca de Daphné du Maurier
  • L’auberge de la Jamaïque de Daphné du Maurier
  • Les oiseaux de Daphné du Maurier
  • Psychose de Robert Bloch
  • Mr Ashenden, agent secret de Sommerset Maugham
  • L’agent secret de Joseph Conrad
  • L’inconnu du Nord-Express de Patricia Highsmith
  •  Frenzy d’Arthur La Bern
  • D’entre les morts (Sueurs froides) de Boileau et Narcejac
  • Fenêtre sur cour de Williamn Irish
  • La main au collet de David Dodge
  • Les 39 marches de John Buchan
  • Jeune et innocent de Josephine Tey
  • La maison du Docteur Edwardes de Francis Beeding
  • Le procès Paradine de Robert Hichens

 Pour ceux qui n’en auraient pas encore assez, vous pouvez également regarder ou lire les « Alfred Hitchock presents » qui sont de courtes histoires effrayantes.

 Si vous souhaitez participer, vous pouvez laisser votre nom en commentaire sur ce blog ou chez Sabbio. Nous espérons que vous serez nombreux à partager notre passion pour ce grand metteur en scène. Vous pouvez nous rejoindre également sur facebook, nous avons créé un groupe intitulé « Challenge Alfred Hitchcock » (originalité quand tu nous tiens…) pour pouvoir échanger avec vous et s’encourager mutuellement !

 

Alors à vos lecteurs DVD pour une année hitchockienne pleine de frissons, d’angoisse, d’humour et de glamour !

 

Les participantes :

 

Récapitulatif du mois anglais

Récapitulatif du mois anglais dans Challenges Hamlet22-1024x624

Jour 1 (15 décembre):

Jour 2 (16 décembre):

Jour 3 (17 décembre):

Jour 4 (18 décembre) :

Jour 5 (19 décembre) :

Jour 6 (20 décembre) :

Jour 7 (21 décembre) :

Jour 8 (22 décembre) :

Jour 9 (23 décembre) :

Jour 10 (24 décembre):

Jour 11 (25 décembre) :

Jour 12 (26 décembre):

Jour 13 (27 décembre) :

Jour 14  (28 décembre) :

Jour 15 (29 décembre) :

Jour 16 (30 décembre) :

Jour 17 (31 décembre) :

 Jour 18 (1er janvier) : BONNE ANNÉE !!!

Jour 19 (2 janvier) :

Jour 20  (3 janvier) :

Jour 21 (4 janvier) :

Jour 22 (5 janvier) :

Jour 23 (6 janvier) :

Jour 24 (7 janvier) :

Jour 25 (8 janvier) :

Jour 26 (9 janvier) :

Jour 27 (10 janvier) :

Jour 28 (11 janvier) :

Jour 29 (12 janvier) :

Jour 30 (13 janvier) :

Jour 31 (14 janvier) :

Jour 32 (15 janvier) :

Des bilans du 16 janvier : Syl, Jainaxf, Perséphone et un dernier billet sur Downton Abbey chez Yueyin qui tire également son bilan. Et le dernier des derniers articles chez Eliza : Tess D’urberville de Thomas Hardy.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mois anglais

Afin de vous faire passer une bonne fin d’année blottis sous la couette avec un thé brûlant, Cryssilda, Lou et moi-même vous proposons un mois dédié à notre chère Angleterre. Vous pourrez nous parler de livres, de films, de voyages, de musique, de cuisine si vous avez l’estomac solide et ce du 15 décembre au 15 janvier.

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D’ici au 15 décembre, le temps va vous paraître long, vous allez trépigner d’impatience de nous faire découvrir vos coups de coeur anglais…comme je vous comprends car l’Angleterre regorge de trésors littéraires : Charles Dickens, Jane Austen, Wilkie Collins, William Shakespeare, Elizabeth Gaskell, Jonathan Coe, David Lodge, Daphné du Maurier, Anthony Trollope, George Eliot, Agatha Christie… mais aussi de talents cinématographiques : Alfred Hitchcock, Ken Loach, Stephen Frears, Mike Nichols, James Ivory, Joseph Losey pour n’en citer que quelques uns.

 

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Nous vous proposons quelques lectures communes mais vous pouvez également mettre des billets sur des adaptations :

-le 15 décembre : Elizabeth Gaskell

-le 22 décembre : William Wilkie Collins

-le 29 décembre : Daphné du Maurier

-le 2 décembre : Charles Dickens

-12 janvier : Jane Austen

 

 

 

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Pour nous motiver les uns les autres, nous avons également créé un groupe facebook intitulé : le mois anglais (on est originale ou on ne l’est pas…). N’hésitez pas à nous rejoindre pour nous faire partager vos lectures.

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J’espère que nos nombreux et beautiful  logos vous donneront envie de participer à notre mois anglais. 

SO COME ON AND JOIN US !

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La récompense d’une mère de Edith Wharton

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 Lorsque j’ai lancé mon challenge sur Edith Wharton, c’était pour achever la lecture de ses romans. « La récompense d’une mère » était le dernier qui me restait à découvrir.

Kate Clephane réside à Nice, pas par choix, elle a échoué ici après avoir quitté son foyer new yorkais dix huit ans plus tôt. Elle avait alors fui avec un homme mais c’était un prétexte pour quitter son mari et les étouffantes obligations de sa vie. Elle avait dû également abandonner sa fille, encore bébé à l’époque. « Elle avait beau reculer et se dérober à la réalité, elle était  bien forcée de se rendre à l’évidence. Elle avait abandonné sa fille, sa fillette de trois ans. Elle l’avait fait avec horreur, avec arrachement, et en même temps avec un soulagement ineffable, parce qu’elle échappait à l’oppression de sa vie conjugale, à l’asphyxiante atmosphère d’égoïsme et d’indifférence qui émanait de John Clephane comme l’acide carbonique sort des fentes d’une cheminée. «  Kate n’avait pas passé toutes ces années seules, elle eut une histoire d’amour avec un jeune homme, Chris Fenno, qui finit par l’abandonner. Elle avait fait une croix sur son passé mais il se rappelle à elle sous la forme d’un télégramme de sa fille Anne. Celle-ci lui demande de revenir à New York saute bien entendu sur l’occasion mais bien des fantômes l’attendent là-bas.

« La récompense d’une mère » est un livre extrêmement whartonien. L’auteur y parle de ses sujets de prédilection : le destin des femmes, la cruauté de la vie et New York. Edith Wharton s’est très souvent penchée sur le sort fait aux femmes et notamment dans le cadre du mariage. Elle, qui avait divorcé, ne pouvait que parler des mariages arrangés de la haute société. Elle le fera encore dans son dernier roman « Les boucanières » mais avec une fin positive. Ici Kate ne nous expose pas les raisons qui l’ont mené à épouser John Clephane mais l’on imagine sans peine qu’il ne s’agit pas d’un mariage d’amour. Elle aura le courage de quitter son mari, de vivre en dehors de son monde. Le prix à payer est l’isolement, la solitude pesante. Mais on voit que même loin de la haute société, Kate veut retrouver un rang, une place : « On avait tremblé et pleuré, travaillé dur et fait des sacrifices; on se privait de robes, de bridge, de beurre, de bonbons et de voiture, mais peu à peu, à la faveur des « oeuvres », on s’insinuait dans la société, cette forteresse jusque là inexpugnable. » La société, ce carcan bien aimé, reste indispensable pour Kate. C’est le paradoxe du personnage, elle a voulu échappé à son monde mais les réunions mondaines lui manquent et la solitude est un fardeau trop lourd. 

Retrouver sa fille est donc inespéré pour Kate, elle revient à New York parmi ses amis et grâce à son enfant. Mais Edith Wharton est souvent bien cruelle avec ses personnages, c’était le cas de Lily Bart dans « Chez les heureux du monde » ou de la comtesse Olenska dans « Le temps de l’innocence ». Trop d’illusion, trop de volonté de s’affranchir feront d’elle des parias. Kate n’avait plus d’espoir jusqu’au télégramme de sa fille. C’est une nouvelle vie qui commence, une renaissance. La realtion avec se fille est simple, naturelle et les deux femmes deviennent vite inséparables. Malheureusement le bonheur, l’harmonie seront de courte durée. C’est le passé sous la forme de Chris Fenno qui va gâcher la joie de Kate. A la manière de Newland Archer dans « Le temps de l’innocence », Kate Clephane aura un choix impossible à faire entre sa fille et sa réputation. 

New York est très présente dans ce roman. C’est la ville que Kate a fui en même temps que son mari. L’immeuble de la 5ème avenue n’a pas bougé, le mobilier, la décoration sont intacts. Mais la ville, elle, a bien changé. Kate n’avait pas vu le temps passé. La vieille Europe n’avait pas évolué aussi vite. Dix huit ans avait passé sans que Kate n’en prenne conscience. A New York, elle sent qu’elle fait partie d’un monde révolu. Sa jeunesse a disparu et ses espérances avec. New York la ramène à la réalité et au fait que sa vie ne peut recommencer. 

Inutile de vous dire que j’ai apprécié ce court roman, Edith Wharton fait définitivement partie de mon panthéon littéraire. J’apprécie tout autant son style que ses thèmes, toujours traités avec cette amertume qui vous pince le coeur. Je remercie touts les participants à ce challengeet j’espère vous avoir fait découvrir et aimer cette grande dame de la littérature américaine.

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